PLU
Le Plan local d'urbanisme, qui gère et organise les constructions sur la commune, a été approuvé en juillet 2005. Il permet de régler les
principes de constructibilité par zones, chacune ayant son règlement spécifique.
Nous regrettons que ce document n'exprime pas une vision cohérente et stratégique du développement durable de la
commune dans un cadre intercommunal fort. A titre d'exemple, l'utilisation de réserves foncières communales sur La Loge, destinées initialement à l'accueil d'entreprises, pour la
réalisation de la salle des fêtes et du stade, illustre le manque de cohésion entre les décisions communales et les orientations intercommunales.
De même, les enjeux environnementaux sont mals traités. Un exemple : le règlement fait en sorte que les chauffes-eaux
solaires sont quasiment interdits. A l'heure de l'énergie chère et du réchauffement climatique, c'est irresponsable !
Les surfaces prévues pour l'accueil de nouvelles constructions sur le mode du lotissement sont également très vastes et parfois très excentrées,
risquant dans ce cas là non seulement de banaliser les paysages de coteaux mais aussi de générer de multiples déplacements automobiles supplémentaires sur la route de Langeais déjà problématique.
Pour ceux plus proches de la gare, une meilleur organisation permettrait d'accueillir plus de logements afin de consolider le rôle de la gare par la présence de voyageurs habitant a
proximité.
Quant à la dimension sociale, faute de l'afficher comme un objectif à poursuivre, le PLU ne permettra
pas de répondre efficacement aux futures exigences légales. Les objectifs sont en effet trops minimalistes.
L'exemple de l'orientation prise par la municipalité sortante pour l’avenir du site de la CIBEM illustre bien ce manque de vision à moyen et long terme.
Le PLU prévoit un périmètre de réflexion pour engager une opération de renouvellement urbain "à déterminer". En clair, c'est une zone où l'on se
donne le temps de réfléchir (5 ans) pour savoir ce qu'on va y faire. Il s'agit d'un grand
site, très bien situé (à mi-chemin de la gare et du centre ville), compliqué à aménager (existence de bâtiments industriels en mauvais état et en partie pollués, au pied du coteau). Cinq années
pour définir des objectifs, concrétiser des partenariats et monter financièrement un tel projet de rénovation urbaine, ce n'est pas trop !
Plutôt que d’attendre qu’un promoteur n’investisse l’intégralité du site (compte-rendu des derniers conseils municipaux dans le NR du 16
janvier), il conviendrait d’initier les études permettant une utilisation optimale des 6 hectares avec une prise en compte de l’avenir d’Azay-le-Rideau dans les 20 prochaines années
(vieillissement de la population, réponse à l'extension de l’urbanisation sur le plateau, nécessaire raccordement à l’espace gare, modification des modes de transport, développement de services
de proximité, mémoire du site des anciens établissements Leroy,etc...), autant d’éléments qui sont de la responsabilité des élus. Ne gâchons pas, par
impréparation ou par choix de la facilité, l’opportunité de redonner vie à l’avenue de la Gare.
Nos engagements
Le site de la CIBEM est d'un intérêt stratégique crucial pour le développement
d'Azay-le-Rideau. Avant de chercher à s'étendre dans les hameaux ou sur le nord du plateau, il est du devoir d'une commune responsable de concevoir un projet
urbain de qualité répondant aux enjeux sociaux et environnementaux.
Cette opération est également l'occasion de requalifier l'avenue de la Gare (piste cyclable, élargissement de
trottoirs, plantations, etc...) ainsi que l'espace des ateliers municipaux. Couplé avec une étude sur les déplacements et le stationnement à l'échelle d'Azay-Cheillé, ce projet de quartier
permettra de concevoir un aménagement s'inscrivant dans le long terme (liaison avec le plateau nord par exemple).
Non loin de là, la gare fera l'objet d'un aménagement pour permettre le stationnement et faciliter l'usage du train pour les
résidents travaillant à Chinon ou Tours. En effet, la hausse du prix de l'essence les prochaines années obligera plus d'habitants à avoir recours au train (à moins que ce ne soit la prise de
conscience écologique...). Il est donc important d'améliorer les conditions de circulation et d'offrir un moyen de déplacement jusqu'en centre ville. Une navette
pourrait ainsi être organisée. Elle serait utile aux résidents, aux lycéens, mais aussi aux touristes...
Le stationnement des autocars de tourisme ne peut continuer à l’avenir sur le parking des compagnons. Notre projet présuppose d'aménager un nouveau parking, sur le site des ateliers municipaux par exemple, et de le raccrocher à la liaison régulière entre la gare et le centre ville, en allant même jusqu'à
Bellevue (giratoire).
En parallèle, la création d'un cheminement piéton entre le centre-ville et ce nouveau quartier aurait l'avantage de faire découvrir la ville aux touristes.
Le doublement de la rue Pineau viendrait compléter la réorganisation de la desserte du château.
Le projet actuel qui consiste à envisager un parking à l’emplacement de l’actuel stade du Sabot serait une erreur stratégique désastreuse pour l’ensemble de
nos commerçants. En effet, la liaison parking – château doit inciter le touriste à emprunter nos rues et non pas à le renvoyer directement vers la D951.
Infrastructures et déplacements toujours : compte tenu de l'augmentation du trafic entre Chinon et Tours, il est
impératif d'étudier une solution de séparation des trafics entre les personnes qui font la liaison Tours – Chinon et les ridellois qui font la liaison Bellevue –
centre ville.

La solution que nous envisageons fera l’objet d’une étude préalable et d’une communication particulière envers les habitants de Bellevue ou des Dandillons qui sont les plus concernés, mais
également envers la clientèle de l’hypermarché qui emprunte ce secteur régulièrement.
Tous ces projets de réorganisation des déplacements et stationnements nécessitent d'engager au plus vite une étude
complémentaire qui aurait gagnée à être réalisée en même temps que le PLU.
Pour gérer, organiser et construire sur le long terme une ville belle, solidaire et attractive, il est nécessaire de réguler la
consommation foncière. Il faut réduire les opérations de lotissement classique, et les conditionner à des cahiers de charge architecturaux et environnementaux. Les outils existent, comme
la Haute Qualité Environnementale (HQE), qui aident les communes à atteindre ces objectifs.
Il est également urgent de définir une stratégie foncière pour user du droit de préemption urbain de façon intelligente et volontaire. Enfin, la recherche de
partenariat avec des opérateurs privés volontaires, soucieux de qualité sociale et environnementale permettra de tenter de répondre à la problématique de la hausse des prix de
l'immobilier.
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